La parabole de l’infirmier velu

(Attention… âmes sensibles s’abstenir !!)
Suite à mon accident de moto, j’ai dû être opérée une première fois. Le chirurgien a placé une plaque de métal sur l’os cassé et des broches dans les os de mon pied pour maintenir l’articulation luxée en attendant la cicatrisation des ligaments. J’ai été opérée une seconde fois un mois et demi plus tard pour retirer ces broches et permettre à ma cheville de retrouver sa mobilité.
Dans les deux cas, j’ai eu une anesthésie dite « rachi-anesthésie » qui consiste à n’endormir que le bas du corps. Pour cela, l’anesthésiste pratique une injection entre deux vertèbres. Autant dire que je n’ai pas abordé cet instant la joie au cœur ! Pour tout dire, j’appréhendais grave de chez grave… même plus ça que le trifouillage dans ma cheville !
Lors de la première intervention, l’équipe au bloc était assez nombreuse et très sympa. Un infirmier un poil velu (hahaha), avec une attitude un peu « nounours », et pas mal d’humour, m’a expliqué comment allait se passer cette anesthésie. Il m’a indiqué de poser la tête contre lui et m’a serré dans ses bras en appuyant sur mes épaules pour que je garde la bonne position (le dos rond) pour faciliter l’injection. Il m’a également dit de le serrer très fort si j’avais peur. Du coup, même si la piqûre est loin d’avoir été l’expérience la plus agréable de ma vie, ça s’est passé très vite et la douleur a été très fugitive.
Lors de la deuxième intervention, l’équipe était plus restreinte. Le médecin anesthésiste a demandé à l’infirmière de se mettre devant moi, mais elle m’a juste tenu les mains. L’anesthésiste m’a demandé de prendre une position « sac de patate », en baissant les épaules comme si je tenais des sacs très lourds, genre « vous revenez du marché »… On va dire que je suis plus une cérébrale qu’une corporelle… et que même si je visualisais bien l’attitude dans ma tête, j’avais du mal à ce que mon corps reproduise la bonne posture (en plus, je prends une poussette à roulette pour faire le marché !!). Le médecin m’avait aussi indiqué qu’il me dirait quand il piquerait… Il l’a dit, certes, mais une fraction de seconde après avoir piqué… ce qui fait que, dans un réflexe naturel, je me suis raidie ! Injection ratée donc… Il me redemande de reprendre la posture « sacs de patate »… Non, pas comme ça, vous êtes trop tendue (tu m’étonnes Gérard !)… les épaules plus basses… Il repique… encore raté ! Et moins ça marchait, plus je me tendais, moins j’arrivais à prendre cette fameuse posture, plus il se tendait, plus je le sentais s’énerver et moins ça m’aidait à me détendre… Bref, il a dû s’y reprendre à quatre fois et je l’ai senti passer !! Et la douleur dans mon dos a perduré les deux ou trois jours qui ont suivi….
Quelques jours plus tard, en repensant à cette anecdote, je me suis dit qu’on pouvait en tirer une parabole !!

Nous vivons dans un monde imparfait et nous sommes tous amenés à traverser « des piqûres entre les vertèbres », des moments difficiles, avec de la souffrance à la clé. Et comme lors de ma deuxième opération, je me disais que par nos propres forces, il était très difficile de trouver et de garder la bonne posture pour affronter les temps difficiles. On a beau faire du mieux qu’on peut… on morfle ! Mais face aux mêmes difficultés, quand nous nous tenons dans les bras de Dieu, que nous le laissons nous placer dans la bonne posture et que nous le serrons très fort, même si ça reste difficile, l’intensité de la souffrance s’allège !

Quand Dieu écrit notre biographie

Aujourd’hui, je ne serai pas auteur, mais traductrice ! J’avais envie de vous partager un extrait de livre, qui m’a beaucoup parlé (et l’extrait et le livre !). Malheureusement, il n’est pas disponible en français à ma connaissance. (Des amis m’ont ensuite informée qu’il y avait bien une version française du livre… la traduction qui suit est « la mienne » et non la version officielle !)

Revisiter l’histoire

En effet, le pardon change le passé. Le journal de Dieu enregistre nos vies selon le point de vue de son pardon et de notre foi. Son livre du souvenir ne contient pas l’histoire de notre péché et de nos bêtises.
Considérons Sarah, la femme d’Abraham.En Genèse 18, Sarah rit en elle-même en se disant : « Maintenant, vieille comme je suis, aurais-je encore du plaisir ? Mon mari aussi est un vieillard. »
Alors l’Eternel dit à Abraham : « Pourquoi Sarah a-t-elle ri en se disant : peut-il être vrai que j’aurai un enfant, âgée comme je suis ? Y’a-t-il quoique ce soit de trop extraordinaire pour l’Eternel ? L’an prochain, à l’époque où je repasserai chez toi, Sarah aura un fils. »
Saisie de crainte, Sarah mentit : « je n’ai pas ri » dit-elle.
« Si tu as bel et bien ri » répliqua l’Eternel.

Le mot hébreu utilisé pour « rire » indique qu’il ne s’agissait pas d’un rire penaud. En fait, Sarah s’est moquée de Dieu et de ce qu’Il avait dit, et elle a aggravé les choses en mentant.

Mais Hébreux 11.11 nous dit : « Par la foi, elle-aussi, Sarah qui était stérile, a été capable de devenir mère alors qu’elle en avait depuis longtemps dépassé l’âge. En effet, elle était convaincue que Celui qui a fait la promesse est digne de confiance. »

C’est la même femme ! Que s’est-il passé ? Apparemment, elle s’est repentie, en tournant son coeur vers ce que Dieu avait déclaré être sa destinée. Ainsi, Dieu a réécrit son histoire, en excluant le péché qui était indiqué dans les écritures. Ce qui est écrit dans Hébreux 11 nous montre comment Dieu enregistre les évènements de notre vie dans son livre du souvenir. Dieu a écrit son histoire d’une manière qui mette l’accent sur ce qui Lui plaît le plus : sa foi. C’est comme s’il vantait Sarah au Ciel tout entier. « Avez-vous vu ce courage et cette grande foi ? Ça, c’est une femme ! Elle est stérile, mais elle sait que je suis fidèle « . On peut imaginer Dieu dire à l’ange-scribe : « Assure-toi d’écrire les choses ainsi… C’est ma fille ! Elle m’a fait confiance, d’autres non, mais elle oui ! ».

Quand Dieu considère ainsi l’histoire d’un croyant, qui sommes-nous pour voir les choses autrement ? En fait, le sang de Jésus change notre histoire en Son histoire.

Extrait du chapitre « A royal flush » écrit par Bill Johnson issu du livre « The supernatural ways of royalty » par Kris Vallotton et Bill Johnson. Titre français : La Voie Royale

Terre céleste – Episode 2 : La rééducation selon Hébreux 12

(ou l’extraordinaire de Dieu au quotidien)


Lors de mon accident de moto, j’ai eu la cheville fracturée et gravement luxée… L’articulation ne « tenant plus », le chirurgien a dû placer des broches traversant le talon et le tibia pour fixer le tout ! Après un mois et demi d’immobilisation, on m’a réopérée début janvier pour enlever ces broches. Je suis sortie de l’hôpital « dé-kebabisée » et débarrassée de mon plâtre… avec l’autorisation de prendre appui sur mon pied et donc, enthousiaste à l’idée de remarcher ! Mais les choses ne se font pas si simplement et j’ai vite dû prendre conscience que le jour où j’allais gambader et courir la campagne n’était pas encore venu !! Mon moral en a donc pris un sacré coup…

Un lundi matin, morose et la larme à l’œil (moi, pas le lundi évidemment), je faisais un brin de vaisselle quand tout à coup… ce verset m’a traversé l’esprit : « tout sarment qui porte du fruit, mon Père l’émonde afin qu’il porte plus de fruit… » (Jean 15.2). En ce qui concerne la nature du fruit, il me paraît désormais évident qu’il ne s’agit pas « des bonnes œuvres » mais du fruit de l’Esprit, l’amour décliné selon Galates 5.22 en bonté, joie, patience, etc… En revanche quelque chose m’a frappé pour la première fois : émonder un sarment, c’est le couper… donc là où il y avait du fruit… genre une grappe de joie, clic clac le sécateur passe, un bout de sarment en moins et plus de joie (pour + de joie ensuite ! )… Et c’est comme si Dieu me disait, ce que tu traverses en ce moment, cette épreuve, et notamment cette baisse de moral où ta joie n’est plus, ce sont les conséquences de « mon émondage ». Prends-courage ! Ce que je décris en un paragraphe s’est déroulé en fait dans ma tête très fugitivement en l’espace d’une minute… Puis je suis passée à autre chose.

Deux heures plus tard, j’étais en train d’écrire ce qui me traversait et à quel point « bouhouhou, ça n’était pas rigolo en ce moment… » quand le début d’Hébreux 12 m’est revenu en tête. Je me souvenais qu’il était question de « ne pas se lasser l’âme découragée » et ça m’a paru pertinent dans la situation. Je suis donc allée lire Hébreux 12 sans avoir aucune idée de ce que racontait la suite du chapitre…

Et là… paf… si je n’étais pas assise, je serais tombée ! Car du verset 4 au verset 11, juste après cette histoire de découragement…. Il n’est question que d’encouragement à supporter les souffrances qui servent à nous corriger, et que c’est en fils que Dieu nous traite et que même si dans un premier temps, la correction paraît un sujet de tristesse, elle produit ensuite le fruit d’une vie juste vécue dans la paix…

J’étais scotchée, car ce passage était en totale cohérence avec cette pensée « d’émonder le sarment » pour qu’il porte plus de fruit… Sans compter, la confirmation du statut de « fils »… fille dans mon cas évidemment (voir Ma mission du jour : épouvantail).

Il me faut préciser pour éviter tout malentendu qu’en aucun cas je ne crois que c’est Dieu qui a « provoqué » mon accident, ni que « correction » rime avec punition ! Non, dans ce terme « correction », j’avais plutôt l’image d’un père qui apprend à son enfant à conduire (la fameuse conduite accompagnée… je suis trop vieille pour avoir connu ça !). Et le père rectifie les gestes de sa fille… Il lui apprend quand et comment regarder dans les rétros, il rectifie sa trajectoire, il lui rappelle un clignotant oublié…

Aussi, bien que ce passage parle de « correction », il m’a puissamment encouragé et donné du sens pour affronter avec patience ces temps difficiles…

Et histoire de ponctuer son discours avec de l’humour (Dieu me parle très très souvent avec humour)… il se trouve que le dernier verset d’Hébreux 12 (dans la version Semeur) dit : « afin que le pied qui boite ne se démette pas complètement, mais qu’il guérisse plutôt. »

Genre…  « je te fais un clin d’œil plein d’humour histoire que tu me prennes au sérieux ! »

Sérieux, j’adore Dieu… drôlement !

Mon cadeau d’anniversaire…

(Attention, c’est du très lourd….)

Dans 2 jours, c’est mon anniversaire…. et hier, j’ai eu un cadeau en avance…et comme je suis gentille et généreuse, je le partage avec vous !

Ce cadeau, c’est le texte qu’une de mes amies a écrit. Comme moi, elle est issue d’un milieu « bien chrétien ». Comme moi, tout en aimant Dieu, elle s’est élevée contre une certaine vision du christianisme ; Comme moi, elle a jeté l’eau du bain, et peut-être même quelques bouts du bébé avec (!), elle s’est posé et se pose encore des tas de questions, pertinentes et passionnantes à la hauteur de son intelligence ! Nous avons souvent eu des conversations passionnées sur la foi, Dieu, les mecs et les bienfaits comparés du Croze-Ermitage et de la Leffe ! Comme certains autres de ses amis, je lui ai beaucoup raconté ce que je découvrais de la grâce de Dieu… mais beaucoup d’autres lui ont malheureusement présenté un Dieu terrible, de jugement, de colère et de punition… et lui ont asséné jusqu’à l’écoeurement son « besoin de conversion »…


Et il y a quelques jours, confrontée à un énième de ces discours tellement pieu qu’on pourrait en faire une clôture… quelque chose s’est passé pour elle… L’Esprit de Dieu a réuni les différentes pièces du puzzle, et de ce souffle est né le texte qui suit.

Il m’a bouleversé, et je crois qu’il va en bouleverser beaucoup. N’hésitez pas à le diffuser, car je crois que beaucoup, et notamment, comme moi, comme elle… les « enfants nés dans un milieu chrétien » ont besoin d’entendre ces paroles libératrices !

Que Dieu soit béni et loué, Lui que je kiffe tellement grave !

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Face aux accusations, au jugement, aux discours religieux, à la culpabilité… je veux enfin prendre position et dire ce que je crois, ma conviction intime sur laquelle je vais développer chaque jour, à mon rythme et sans jugement, ma relation à Dieu qui me respecte, me connaît parfaitement et me montre de plus en plus sa présence même dans ces temps difficiles.

J’ai donné ma vie à Dieu à l’âge de 5 ans, et ce par conviction et non par foi enfantine naïve. J’ai vécu des choses fortes avec Dieu dans mon enfance même si mes souvenirs s’effacent. Par culpabilité de « pécheresse », par crainte de Dieu (ne pas avoir assez de « foi stable ») et pression religieuse, j’ai renouvelé de nombreuses fois cette déclaration d’être une enfant de Dieu pour qui Jésus a donné son sang à la croix. A ce rythme, je n’ai plus un salut mais quinze !

J’ai longtemps estimé que sans une vie « parfaite » où Dieu serait toujours au centre de tous mes choix, sans prières permanentes, mon salut m’était enlevé. Qu’il fallait que je mérite et conserve le salut par des actions (prières, vie d’église, rentrer dans un ministère, tout tout soumettre à Dieu, être, comme on dit « à 100% »). Or mon salut est une grâce de Dieu, un acquis qui ne saurait être remis en question à chaque doute, manquement ou décision « charnelle ».

Un Dieu de marchandage n’est pas mon Dieu. Un Dieu qui guérit ou qui prend soin de moi seulement parce j’ai fait les choses « correctement », sans moi. Çela sous-tendrait l’idée que la maladie et la souffrance sont une punition de Dieu contre ceux qui ne lui sont pas suffisamment dévoués. Dieu n’a pas provoqué ma maladie, Dieu n’attend rien de moi pour guérir ma maladie. Dieu entend mes prières à tous moments : quand je suis à 2%, à -5%, à 80%. Ce que je traverse physiquement et moralement n’est pas signe d’une « mauvaise foi » en lui. Je ne suis pas inconvertie juste parce que les autres jugent que mes actes ne sont pas « conformes ».

Parce qu’avec un tel discours, autant dire que ni moi ni personne d’autre d’ailleurs ne serait jamais à la hauteur. C’est pourtant exactement tout ce que l’on m’a dit pendant des années et ce pour quoi Dieu m’a demandé pardon dans diverses prophéties, je viens de le comprendre. C’est tout ce que j’ai rejeté et rien ne me donne moins envie de « servir » Dieu que tout cela. La marche par la culpabilité, le « si tu ne fais pas ci ou ça, tu es dans le monde et tu appartiens à Satan », tout cela me met en colère.

Dieu exauce les inconvertis, les plus grands serviteurs de Dieu sont aussi de grands pécheurs (cf David). Le raisonnement religieux que beaucoup avancent ne trouve pas d’écho dans mon cœur. Un Dieu qui nous jette aux mains de Satan à chaque doute, manquement ? Autant lâcher l’affaire tout de suite. Je n’appartiens pas à Satan. Ca n’est pas parce que je vis ma vie spirituelle différemment, que je me pose et pose à voix haute des questions, parce que je suis prudente et que je veux comprendre, ou parce que je ne suis pas baptisée ou en rejet de certaines choses que j’appartiens à Satan ou que je ne suis pas convertie. Ca c’est la Bible de l’ancien testament, sans Jésus. Et arrêtez de dire que je résiste à Dieu, ce n’est pas le cas ! Dieu me justifie par sa grâce (cadeau), il m’aime depuis toujours parce qu’il m’a créé. La grâce de Dieu n’est une échelle qui monte des ténèbres pour accéder à Dieu et sur laquelle on trébuche invariablement.

Dieu connaît mon cœur, même ce que je suis incapable d’exprimer. Je ne veux plus jamais entendre déclarer de telles choses sur ma vie. J’ai enfin compris, ce jour, les deux prophéties où Dieu m’a dit que je suis pure (et cela malgré mes erreurs de vie passées et récentes). C’est justement parce que je veux tellement lui plaire que je me trouve indigne à chaque micro doute… même si je réalise maintenant que c’est un mensonge. Mes doutes sont ceux de Pascal (le philosophe, pas le grand frère) ! J’ai une sainte crainte de Dieu. Il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus. Dieu m’a dit qu’il était fier de moi, qu’Il me voyait belle. Ca n’est pas soumis à un « si tu me suis à 100% un jour ». C’est comme ça qu’il me voit maintenant. Il aime mon caractère entier, ma « résistance armée » face à la religiosité. Dieu m’a toujours dit vouloir respecter mon rythme, et il le fait. Je refuse d’être soumise au rythme des autres. Chacun son chemin. Dieu n’attend pas de moi de suivre des règles, de renoncer. Tout ce que Dieu a affirmé sur ma vie n’est pas soumis à réserve ou à « si tu rentres dans ses plans » (mais attention à ne pas échouer hein, parce qu’autrement pouf, plus de bénédictions). Ce ne sont pas des promesses, ce sont des vérités. Au travers de la prophétie, Dieu m’a dit que j’appartenais à son église. Il connait tellement mes doutes qu’il a senti la nécessité de me le redire en plus de ce qu’il a mis dans la bible. Je le redis, Dieu, en toute connaissance de mes pensées intimes, est fier de moi et me trouve pure. Dieu m’a donné mon nom et je suis une femme forte de Dieu (au passé, présent et futur). Dieu ne revient pas sur sa parole. 

Depuis la création du monde, des hommes posent des questions à Dieu, alors mes questions ne me séparent pas de Dieu. Je ne laisserai plus personne se positionner en juge de mon niveau de foi vis à vis de Dieu. Dans ma relation avec Dieu, il s’agit désormais de réconcilier les intuitions de mon cœur et ses vérités bibliques. Certaines de ces intuitions seront démenties mais d’autres pourront enfin se fonder sur le roc. La seule chose que je dois faire, c’est ne plus fonctionner selon mes sens, ou les connaissances de mon éducation. Et c’est comme cela uniquement, avec une nouvelle intelligence, que je vais avancer avec Dieu. C’est comme cela qu’il va me façonner. C’est cette nouvelle intelligence qui va m’amener à connaître le cœur de Dieu. Notre seule réponse possible à la grâce de Dieu c’est la reconnaissance, et de lui donner le meilleur de nous, nous les êtres faillibles. Tout le reste c’est la loi, c’est religieux. Ce n’est pas la loi qui fait mourir les choses mauvaises en nous. On est tous merdiques mais on est tous rendus parfaits par l’amour de Dieu. En nous le péché abonde mais la grâce surabonde.

Terre céleste (épisode 1)

(ou l’extraordinaire de Dieu au quotidien)

Dans le célèbre « Notre Père », Jésus nous enseigne à prier, notamment avec cette phrase « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».

L’enjeu est là : vivre sur terre les réalités du ciel. Je ne vais pas me lancer dans une étude biblique ici, mais tout le nouveau testament nous montre que la réalité du Royaume n’est pas réservé à un temps futur après notre mort ou le retour de Jésus… mains c’est pour nous, ici et maintenant !

Depuis 2 mois et demi maintenant, j’expérimente cela et c’est en train de révolutionner ma vie, non seulement à cause des « faits » que j’observe, mais aussi et surtout par ce que Dieu me révèle de sa nature au travers de tout cela !

J’avais promis de vous raconter ! Je vais le faire progressivement d’un post à l’autre.

Sans vous infliger le récit de ma vie ni un flash-back pesant, il faut quelques éléments de contexte…

(Attention – grosse voix américaine) PREVIOUSLY IN DES PIEDS et DES AILES

  • Dieu explique à Céleste qu’il est temps qu’elle arrête son introspection religieuse égocentrée pour croire ce qu’Il dit qu’Il est et qu’elle est (voir le post Dieu je te kiffe grave)
  • Dieu encourage Céleste à ne pas attendre le surnaturel mais à y entrer en prenant quelques risques (voir le post Surnaturel : attendre ou entrer)
  • Dieu montre à Céleste qu’elle est sa fille, vraiment sa fille (voir le post Mission du jour : Epouvantail - épisodes 1 à 3)

Dieu m’a poussée, tirée, encouragée, aimée, enseignée là où j’en avais besoin. Si bien que lorsque j’ai eu mon accident mi-novembre dernier, malgré la douleur, les incertitudes, l’hosto, le plâtre, mon 4ème sans ascenseur (ou presque), etc… j’ai senti que je n’avais à m’inquiéter de rien et que Dieu allait faire ce temps d’immobilisation une bénédiction.

Je n’ai pas été déçue du voyage…

DIEU PARLE TANTÔT D’UNE MANIÈRE TANTÔT D’UNE AUTRE
(et on n’est pas obligé de ne pas y faire attention !! voir Job 33.14)

Nous avons tous des domaines dans nos vies où les choses ne sont pas comme nous l’imaginions quand nous avions 20 ans (pour les vieux comme moi !!). C’est le cas aussi pour moi, un aspect de ma vie est désertique. Pourtant, Dieu m’a régulièrement parlé de ce domaine de ma vie comme étant un lieu de fécondité et non un désert. Mais humainement parlant, il n’y a aucun facteur qui permette d’envisager que cela va changer. Disons que tous les voyants sont plutôt dans le rouge. 
Mi-décembre, un de mes amis a prié avec moi, par skype (et oui, c’est beau la technologie !) et il m’a donné une parole selon laquelle ce temps de désert se terminait…

Oui, je sais, à ce stade, les plus charismatiques de mes lecteurs peuvent dire : 
- « ah ben des paroles annonçant la sortie du désert, c’est pas un scoop hein ! On en a entendu des tas… t’as pas mieux à nous raconter comme extraordinaire ! »
- « euh, en fait, la parole était beaucoup plus spécifique mais je ne vais pas non plus vous raconter des trucs trop intimes aussi… z’avez qu’à passer boire un café et là, je vous donnerai des détails… »

Cette précision étant faite, trois jours après, je trouve dans ma boîte aux lettres (enfin, les ambulanciers qui me remontent chez moi après ma sortie hebdo à l’hosto, récupèrent dans la boîte….) une carte postale pas ordinaire (genre pas la Tour Eiffel illuminée avec un coeur et « gros bisous de Paris »)…
Le dessin sur cette carte correspondait non seulement au domaine de ma vie pour lequel la parole de mon ami disait que la fin du désert arrivait, mais le dessin représentait très exactement l’objet concrétisant cette sortie du désert… 
Et au dos de la carte, des mots d’une écriture enfantine me disant « gros bisous, je t’aime »…. C’est la fille de 7 ans d’un couple d’amis chrétiens qui m’écrivait cette carte… J’ai appelé la maman de cette enfant, en lui demandant si c’était elle qui avait choisi la carte. Elle ma assuré que non, que c’était sa fille qui avait demandé à m’écrire et qui avait choisi elle-même la carte…

J’ai été bluffée, soufflée, émue… et face à cet impossible dans ma vie qui humainement demeure toujours, ma foi s’est fortifiée… J’ai confiance que la parole de Dieu s’accomplira

…à suivre, Terre Céleste, épisode 2 !

Dieu, je te kiffe grave !

Je vous l’avais dit…. que mon pied dans le plâtre m’inspirerait plein de réflexions célesto-terrestres... Ben, j’avais raison et j’ai en réserve quelques post comme « la parabole de l’infirmier velu » ou « le brisement du plâtre » ou « la rééducation selon Hébreux 12″… Il me faut juste trouver le temps de vous écrire. C’est qu’entre l’infirmière, l’hôpital, la kiné et la demi-heure qui m’est nécessaire pour aller de l’évier au frigo, j’ai un emploi du temps de ministre…

Il faut ajouter à tout cela les choses totalement folles incroyables et merveilleuses que Dieu est en train de faire dans ma vie et pour ceux qui m’entourent.

En Septembre dernier, j’avais inauguré cette page avec un post intitulé « Le surnaturel de Dieu, attendre ou entrer »… en nous invitant « nous et moi » à croire ce que Dieu dit de Lui, de nous, au détriment de ce que nous pouvons voir ou ressentir.

Je cultive cette attitude depuis l’été dernier, quand Dieu m’a repris, gentiment, mais fermement par rapport à ma tendance maladive à l’introspection : « je suis trop ceci, pas assez cela, j’aurais dû, j’aurais pu, il faut que, et si…. » Il m’a dit qu’en faisant ainsi, même si mon éducation religieuse me soufflait que c’était ainsi qu’on devait être un bon chrétien, se remettant toujours en question, j’étais totalement narcissique et je regardais à moi plus qu’à Christ… qui, comme Il me le rappelait, s’est incarné, est mort puis est ressuscité, me conférant ainsi aux yeux de Dieu et en réalité, un statut de perfection et de sainteté…. et qu’il serait temps que je me détourne de mon petit nombril, que j’arrête de faire le jeu du diable qui se marrait comme une baleine à me voir faire des allers-retours dans ma fange personnelle, et que je commence à opter résolument en faveur de ce que Lui disait… de Lui, de moi.

Se tenir résolument en faveur de »… peut se résumer à un mot tout simple : obéir

Je dis que je suis bon : obéis, crois-le
Je dis que je t’aime : obéis, crois-le
Je dis que tu es parfaite à mes yeux à cause de Christ : obéis, crois-le
etc… (vous prenez la bible, et vous continuez la liste)

Oui, mais…
Est-ce que je ressens que Dieu est bon ? Pas toujours
Est-ce que je ressens que Dieu m’aime ? Pas toujours
Est-ce que je ressens que Christ m’a rendue parfaite aux yeux de Dieu ? Pas souvent

Et alors ? Ben on s’en fiche, car Dieu nous invite à marcher par la foi… (autrement, nous tenir résolument en faveur de ce qu’Il dit, etc) et non par la vue (ce qu’on ressent) (2 Cor. 5.7)

Et la bonne nouvelle, c’est que ce processus s’appelle : ne pas se conformer au siècle présent (autrement dit, la tendance du moment, ce qu’on est censé croire ou penser en fonction de la crise, la droite, la gauche, la valeur de l’euro, qu’il faut beaucoup s’inquiéter parce que ouhlàlà ca va mal ma pov’ dame,…etc) mais être transformé par le renouvellement de l’intelligence et que ça nous permet de comprendre la volonté de Dieu qui est bonne, agréable et parfaite…. (Romains 12.2)

Attention, je répète : la volonté de Dieu est
BONNE
AGREABLE
PARFAITE

Le problème c’est que notre partie religieuse élevée au « il faut souffrir pour être saint » interprète agréable par « ça va faire mal mais c’est pour ton bien »… On est tous tordus, hein !!

Non, non, je crois qu’au final… agréable veut dire juste … agréable, genre cool, bienfaisant, sympa, fun !

Attention, hein, je ne dis pas que la vie chrétienne, c’est Winnie l’ourson au pays des bisounours… y’a des aussi épreuves, des moments durs, des larmes du sang, de la sueur… (ca va là ? Les plus maso parmi nous sont rassurés ? héhéhé)

Mais j’affirme que quand Dieu dit que sa volonté est BONNE, AGREABLE et PARFAITE, il n’y a pas de double sens !

Donc, vous pouvez les yeux fermés vous tenir résolument en faveur de ce que Dieu dit, de Lui de vous… et il va se passer des trucs incroyables dans votre vie !

Si vous êtes sages et postez plein de petits commentaires, je vous raconterez peut-être l’incroyable que Dieu fait dans ma vie en ce moment !
(je sais, c’est de l’odieux chantage…)

Deux-mille quatorze

J’ai joint les feutres au clavier pour vous souhaiter à ma manière une année 2014 florissante et flamboyante !

Gardez les pieds sur terre et la tête au ciel !

Soyez drôles, créatifs, percutants, fous, curieux, amoureux, admiratifs, reconnaissants !

Riez, émerveillez-vous, laissez-vous surprendre, voyez dans chacun le trésor que Dieu a déposé, apprenez des autres – même ceux qui ne croient pas, écoutez, écoutez, écoutez…

Ne cherchez pas à amener les gens à l’église avant d’avoir amené l’église aux gens…


Aimez, aimez, aimez… même quand ça fait mal, quand ça fait pleurer…

Croyez ce que Dieu dit de Lui, ce que Dieu dit de vous, et osez agir en conséquence. Prenez des risques…

Louez, Louez, Louez… avec vos mots à vous !

Répandez partout la bonne odeur de Christ, comme le parfum irrésistible d’une baguette qui sort du four, ou d’un café fraîchement torréfié… Partout, partout, au bureau, dans le métro, au bistrot, chez le coiffeur, à l’hôpital, chez mémé, au resto, en voiture, dans l’avion, dehors, dedans…

Laissez l’Esprit vous entraîner hors des sentiers battus…

Laissez la grâce et la vérité qui sont la nature du Christ oindre vos pas au quotidien…

Soyez conscients que vous êtes fils et filles de votre Père céleste et vivez comme tels…

Lettre de louange – 9 novembre 2013

Cher Dieu,
Aujourd’hui, tu m’as dit des choses importantes, essentielles. Des choses que je savais plus ou moins, dans ma tête… mais aujourd’hui, elles ont cheminé plus près de mon cœur.
Ce qui donne la valeur à une chose, c’est le prix qu’on paye pour l’acquérir. Tu as payé cher, si cher, pour moi. Non seulement ta vie, mais quelque chose dans ta nature même de Dieu a été comme déchiré puisque pendant un temps, le Fils a dit au Père : « pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Tu as fait ça pour moi. Il y a quelque chose en moi qui s’ébranle, qui vacille, parce que je réalise que ce que je perçois de ton amour n’est qu’une fraction, une parcelle… Je suis juste épatée, ébahie, excitée à l’idée de cet univers qui s’ouvre.
Je veux te louer !
C’est quoi te louer ? Certainement pas une forme de prosternation servile devant un Dieu qui réclame l’adoration pour satisfaire sa vanité… Je veux abandonner toute trace qui pourrait encore subsister en moi de cette forme de louange.
C’est quoi te louer ? Je crois que c’est dire, reconnaître qui Tu es.
Tu es Dieu… Ça paraît bête, mais ça signifie tellement pour moi. Tu es Dieu. Derrière ton nom, il y a l’immensité d’un cœur qui remplit tout. Je perçois ta présence, partout, en tout temps. Je le sais… J’en suis intimement convaincue, pas juste dans ma tête, mais dans mes tripes, au-delà de mes raisonnements, de mes émotions, de mes perceptions. Tu es Dieu, là, ici et là-bas en même temps. Chaque interstice de chaque neutron, chaque herbe, chaque caillou, est remplit de ta présence.
Tu as créé. Tu parles, et la vie jaillit. Quand je pense à la création, au moment où tu as créé, je ressens une jubilation interne. Je juste impressionnée par Toi. Je suis profondément émue, troublée et en même temps excitée par le mystère qui te caractérise. Tu es au-delà de toutes mes conceptions, mais Tu es quand-même accessible. Ce mystère qui se révèle chaque jour est la promesse d’une joie infinie. Pas de routine avec toi. Je sais que je ne parviendrai jamais au bout des merveilles qui caractérisent Ta personne.

Je suis contente de te connaître. J’aime être avec Toi parce que c’est bien. Tu es Dieu !

Ma mission du jour : EPOUVANTAIL (Episode 3)

Je rentre chez moi dimanche soir, le cœur rempli de reconnaissance. La nuit passe. Sommeil agité. Des rêves étranges, pas très agréables. Lundi, je me lève, comme d’habitude… Personne pour me bousculer, comme d’habitude… Sentiment de solitude, comme d’habitude… Et les vieilles rengaines me saisissent, j’ai froid à l’intérieur, comme il fait froid dehors. Cette angoisse lancinante, trop familière, m’étreint. Et je me dis : c’était un rêve ce WE, rien n’a changé. Et si j’avais « inventé » tout ça, que je m’étais fait une sorte d’auto-suggestion, que ces paroles de Dieu comme quoi la récolte allait venir, n’étaient que le fruit de ma propre imagination… Je sens bien que je déraille, que je « glisse du côté obscur de la force »…
C’est alors que la parabole du semeur me revient en tête.
Matthieu 13. 18 à 23. Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur. Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin. Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ;  mais il n’a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute. Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.
Les pierres et les épines m’ont interpellé : manquer de persistance, laisser les « soucis du siècle » étouffer la parole…
La parole vient de Dieu, sans aucun doute. Dieu m’a parlé ce WE. Mais je suis RESPONSABLE de mon terrain. Je dois préserver cette semence. C’est ma responsabilité. Même si ce qui a germé en moi ce WE est encore à l’état de pousse, je ne dois pas mépriser cette petite plante, mais saisir que cette petite pointe verte qui émerge à peine du sol et qui semble si fragile, presque insignifiante, c’est la promesse d’un arbre. Cette petite pousse porte en elle l’ADN d’un arbre, l’arbre du Royaume, comme Jésus nous en parle en Matthieu 13.31.
« Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.  C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches. »
Je veux voir comme Dieu voit. Alors, aujourd’hui, je serai un EPOUVANTAIL-JARDINIER pour chasser les oiseaux qui menacent les graines précieuses, pour ôter les pierres que mon Dieu, jardinier en chef, me montrera, pour arracher les épines, les soucis, les émotions négatives qui me focalisent sur une réalité qui n’est pas celle du Royaume. Car cette semence est vraie, riche de promesses. Je ne suis pas un tuyau, je suis un jardin-source, parcouru de l’Esprit de Dieu, comme dans la genèse. Je suis fille de mon Père céleste.

Esaïe 58.11.  L’Eternel sera toujours ton guide, Il rassasiera ton âme dans les lieux arides, Et il redonnera de la vigueur à tes membres ; Tu seras comme un jardin arrosé, Comme une source dont les eaux ne tarissent pas.

Ma mission du jour : EPOUVANTAIL (Episode 2)

Cet homme en face de moi commence à parler de l’amour du Père. Ce qui me frappe en premier lieu, c’est sa simplicité. La simplicité de son attitude, la simplicité de ses propos. Et la profondeur. Simple et profond. Ce n’est pas si courant.

Des prédications, j’en ai entendu des centaines. Des prédications sur l’amour de Dieu, des dizaines. Ce qu’il dit n’est pas forcément nouveau, mais cet homme dégage quelque chose que je reconnais immédiatement. Cette « chose », je ne l’ai pas rencontré souvent à ce point. J’ai en tête juste trois personnes. Cet homme dégouline de l’amour de Dieu. Je peux le sentir. J’utilise « dégouline » à dessein, parce qu’il me fait l’effet d’une cuillère qui aurait été plongée dans un pot de miel et qui se tiendrait là devant moi, dégoulinant de quelque chose de doux, sucré, parfumé, qui évoque aussi un processus de maturation.

Parce que je sens que ce que cet homme dit, il le vit, j’écoute, toutes oreilles dehors, et le cœur ouvert, me disant intérieurement : « OK, Seigneur, je suis prête à plonger dans le pot de miel ».

Il dit que Jésus est venu pour manifester, pour révéler le Père. Que Jésus n’est pas venu premièrement pour nous sauver de l’enfer, mais pour nous réconcilier avec le Père. Que c’est bien là sa mission première. Qu’on ne peut connaître le Père que si on est fils. Il dit que Dieu n’est pas fâché contre nous, qu’on ne peut jamais, jamais le décevoir.

Il parle de notre valeur. Il utilise un exemple tout bête, mais qui m’a transpercé le cœur. Il parle d’un tableau de Picasso qui a été vendu 100 millions d’euros, et qu’intrigué, il a été voir ce tableau sur internet… et que lui n’aurait même pas payé 100 euros pour ce tableau… mais que son opinion ne compte pas ! Que ce qui donne la valeur à quelque chose, c’est le prix que quelqu’un est prêt à payer pour l’obtenir. Que Dieu s’est fait homme en Jésus, que le Père a accepté que son Fils perde sa vie, traverse la souffrance… et que c’est ce prix-là que Dieu a payé pour nous, pour nous avoir avec lui. Il dit que si nous pensons avoir peu de valeur, c’est que nous nous comparons aux autres… mais que la seule personne à qui nous devons nous comparer, c’est Jésus… en nous disant : il est le prix qui a été payé pour nous…et que c’est la seule mesure de notre valeur à laquelle nous devons nous référer. Toute autre opinion ne compte pas.

Je pourrais écrire des dizaines de lignes sur ce que cet homme et son fils, venu avec lui, nous ont partagé. Des choses que je connaissais, mais qui durant ce week-end, ont cheminé plus loin de ma tête vers mon cœur.

Après chaque message, il y a eu classiquement un temps de prière. Sans même que personne ne prie pour moi, je me suis retrouvée allongée par terre, saisie par Dieu. En cumulé sur le WE, j’ai dû passer pas loin de deux heures par terre, visitée par Dieu, secouée, ébranlée. J’avais l’impression d’être en feu. Je sentais la puissance de Dieu me parcourir. J’ai senti qu’il réparait des choses brisées. J’ai senti comme des vases d’huile répandus sur moi. J’ai été secoué de rires, parce que je voyais Dieu dans le ciel prendre le vase de mes prières pour beaucoup de gens qui me tiennent à cœur, un vase rempli de larmes, et Dieu le versait sur moi, et les larmes se transformaient en graines, et Dieu disait : « ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse ». A un moment donné, j’ai senti autour de moi, la présence du Père, du Fils et de l’Esprit qui m’entouraient et me disaient : « ta place est ici, avec nous, au cœur de notre relation d’amour ».

Trop la classe hein !! ;-) Mais quel rapport entre tout ça et l’épouvantail ? Ca sera l’objet de l’épisode 3 !