Ma mission du jour : EPOUVANTAIL (épisode 1)

Il faut que je vous raconte mon week-end. Samedi et dimanche, j’ai assisté à un séminaire chrétien… Dans séminaire chrétien… il y a « chrétien » ! Donc, ça suppose qu’il va y avoir des chrétiens… pas un… plusieurs !! Je l’avoue, les chrétiens me font flipper !  Mais ça c’est une autre histoire, un autre post peut-être un jour ! Mais bon, le thème du séminaire était « être aimé, savoir aimer ».

Il faut dire que cette question de l’amour me poursuit… pour être plus juste Dieu me poursuit de son amour ! Depuis des semaines, des mois, voire des années, ma prière est : « Seigneur, fais de moi quelqu’un qui aime ». Parce que je suis de plus en plus convaincue que c’est ça qui changera le monde, c’est la manifestation de cet amour divin qui fera basculer l’équilibre.

Donc, moi, ça me dit bien de devenir quelqu’un qui aime… genre tuyau d’arrosage. « Seigneur, tu me branches et moi j’arrose ». Bizarrement, Dieu ne semble pas trop voir les choses comme moi…


 – « Euh, Céleste, c’est bien de vouloir arroser les autres de mon amour… y’a juste un petit souci de sémantique existentiel dans ta demande ! »
- « Ah bon ? Lequel, Seigneur ? »
- « Céleste, tu n’es pas un tuyau… »
- « …. »
- « Tu es ma fille »
- « … »
- « Donc pour que tu deviennes davantage quelqu’un qui aime, il faut que tu entres toi-même davantage dans mon amour, que tu le reçoives, pour toi, juste pour toi ! »
- « Euh, t’es sûr Seigneur ? Y’a pas d’autres moyens ? »
- « Je suis sûr de chez sûr ! »
-  » bon, ben ok Seigneur »

Me voilà donc à prier pour expérimenter cet amour de Dieu. Non pas que je ne le connaisse pas déjà. Mais je sentais bien que ma vie devait être plus imprégnée, chaque parcelle de moi. Donc quand j’ai vu l’annonce de ce séminaire… ça me paraissait pertinent d’y aller. En plus, l’orateur est québécois ! Rien, qu’avec l’accent, j’étais sûr de savourer quelque chose de l’amour de Dieu !

Samedi matin, 10:00, j’entre dans la salle… Y’a plein de chrétiens… mais pas beaucoup quand même, une quarantaine. Pas assez de monde pour me fondre dans la masse et passer inaperçue. Je prends mon air renfrogné (je fais super bien l’air renfrogné !), celui qui dit : « attention, danger, ne vous approchez pas à plus de 10 mètres de moi » (en fait, je suis pas du tout dangereuse, mais je fais croire… j’ai un côté poisson globe, sans le poison qui va avec… du moins, j’espère !). Je dépose mon casque par terre, mon blouson de moto sur le dossier (ça aide bien aussi l’équipement de motard pour mettre en relief l’air renfrogné), et je m’installe… 

V’là not’ québécois qui prend l’parole…
Décidément, j’adore cet accent.

Une si grande nuée de témoins

Petite réflexion issue d’une méditation de Hébreux 12… (version Semeur)

C’est pourquoi, nous aussi qui sommes entourés d’une telle foule de témoins, débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement de tous côtés, et courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée. Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection.

Dans les moments difficiles, face à la déception, il est évident que considérer ce que Dieu n’a pas encore fait ne nous aide pas beaucoup… et « y croire à fond » est justement ce qui nous conduit à avoir une foi superstitieuse qui ne s’ancre en rien.

LA FOI, CE N’EST PAS CROIRE « DANS LE VIDE », MAIS C’EST CROIRE LE « PLEIN » QU’ON NE VOIT PAS.

Face à la déception, qui est « vide » par excellence, la déception étant la non-existence, la non réalisation de ce qu’on attendait, il nous faut ancrer notre foi dans du « plein ».

Le « plein », on peut le trouver dans le témoignage des autres, la nuée de témoins, qui nous démontre une réalité que nous ne voyons pas encore.

Mais j’ai tendance à penser que le « plein » se trouve aussi dans le témoignage de notre propre passé. Nous avons besoin de trouver le « plein » dans notre vie, de nous remémorer les moments où nous sommes absolument sûrs que Dieu a agi ou a parlé. Personnellement, en ce moment, face à une situation très difficile, où la solution tarde à se manifester, je trouve du « plein » dans le fait d’avoir reçu un verset biblique qui correspond de manière tout à fait extraordinaire à des paroles prophétiques que mon ami a reçues. Il ne s’agit pas là d’une « vague idée ou réflexion » que j’ai eu sur Dieu. Je ne peux pas avoir inventé une telle correspondance, je ne connaissais même pas l’existence de ces prophéties. La dimension « surnaturelle » de cet correspondance me témoigne de la fidélité de Dieu et de la réalité de sa promesse.

Détournons nous du vide et embrassons le plein !