Mon cadeau d’anniversaire…

(Attention, c’est du très lourd….)

Dans 2 jours, c’est mon anniversaire…. et hier, j’ai eu un cadeau en avance…et comme je suis gentille et généreuse, je le partage avec vous !

Ce cadeau, c’est le texte qu’une de mes amies a écrit. Comme moi, elle est issue d’un milieu « bien chrétien ». Comme moi, tout en aimant Dieu, elle s’est élevée contre une certaine vision du christianisme ; Comme moi, elle a jeté l’eau du bain, et peut-être même quelques bouts du bébé avec (!), elle s’est posé et se pose encore des tas de questions, pertinentes et passionnantes à la hauteur de son intelligence ! Nous avons souvent eu des conversations passionnées sur la foi, Dieu, les mecs et les bienfaits comparés du Croze-Ermitage et de la Leffe ! Comme certains autres de ses amis, je lui ai beaucoup raconté ce que je découvrais de la grâce de Dieu… mais beaucoup d’autres lui ont malheureusement présenté un Dieu terrible, de jugement, de colère et de punition… et lui ont asséné jusqu’à l’écoeurement son « besoin de conversion »…


Et il y a quelques jours, confrontée à un énième de ces discours tellement pieu qu’on pourrait en faire une clôture… quelque chose s’est passé pour elle… L’Esprit de Dieu a réuni les différentes pièces du puzzle, et de ce souffle est né le texte qui suit.

Il m’a bouleversé, et je crois qu’il va en bouleverser beaucoup. N’hésitez pas à le diffuser, car je crois que beaucoup, et notamment, comme moi, comme elle… les « enfants nés dans un milieu chrétien » ont besoin d’entendre ces paroles libératrices !

Que Dieu soit béni et loué, Lui que je kiffe tellement grave !

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Face aux accusations, au jugement, aux discours religieux, à la culpabilité… je veux enfin prendre position et dire ce que je crois, ma conviction intime sur laquelle je vais développer chaque jour, à mon rythme et sans jugement, ma relation à Dieu qui me respecte, me connaît parfaitement et me montre de plus en plus sa présence même dans ces temps difficiles.

J’ai donné ma vie à Dieu à l’âge de 5 ans, et ce par conviction et non par foi enfantine naïve. J’ai vécu des choses fortes avec Dieu dans mon enfance même si mes souvenirs s’effacent. Par culpabilité de « pécheresse », par crainte de Dieu (ne pas avoir assez de « foi stable ») et pression religieuse, j’ai renouvelé de nombreuses fois cette déclaration d’être une enfant de Dieu pour qui Jésus a donné son sang à la croix. A ce rythme, je n’ai plus un salut mais quinze !

J’ai longtemps estimé que sans une vie « parfaite » où Dieu serait toujours au centre de tous mes choix, sans prières permanentes, mon salut m’était enlevé. Qu’il fallait que je mérite et conserve le salut par des actions (prières, vie d’église, rentrer dans un ministère, tout tout soumettre à Dieu, être, comme on dit « à 100% »). Or mon salut est une grâce de Dieu, un acquis qui ne saurait être remis en question à chaque doute, manquement ou décision « charnelle ».

Un Dieu de marchandage n’est pas mon Dieu. Un Dieu qui guérit ou qui prend soin de moi seulement parce j’ai fait les choses « correctement », sans moi. Çela sous-tendrait l’idée que la maladie et la souffrance sont une punition de Dieu contre ceux qui ne lui sont pas suffisamment dévoués. Dieu n’a pas provoqué ma maladie, Dieu n’attend rien de moi pour guérir ma maladie. Dieu entend mes prières à tous moments : quand je suis à 2%, à -5%, à 80%. Ce que je traverse physiquement et moralement n’est pas signe d’une « mauvaise foi » en lui. Je ne suis pas inconvertie juste parce que les autres jugent que mes actes ne sont pas « conformes ».

Parce qu’avec un tel discours, autant dire que ni moi ni personne d’autre d’ailleurs ne serait jamais à la hauteur. C’est pourtant exactement tout ce que l’on m’a dit pendant des années et ce pour quoi Dieu m’a demandé pardon dans diverses prophéties, je viens de le comprendre. C’est tout ce que j’ai rejeté et rien ne me donne moins envie de « servir » Dieu que tout cela. La marche par la culpabilité, le « si tu ne fais pas ci ou ça, tu es dans le monde et tu appartiens à Satan », tout cela me met en colère.

Dieu exauce les inconvertis, les plus grands serviteurs de Dieu sont aussi de grands pécheurs (cf David). Le raisonnement religieux que beaucoup avancent ne trouve pas d’écho dans mon cœur. Un Dieu qui nous jette aux mains de Satan à chaque doute, manquement ? Autant lâcher l’affaire tout de suite. Je n’appartiens pas à Satan. Ca n’est pas parce que je vis ma vie spirituelle différemment, que je me pose et pose à voix haute des questions, parce que je suis prudente et que je veux comprendre, ou parce que je ne suis pas baptisée ou en rejet de certaines choses que j’appartiens à Satan ou que je ne suis pas convertie. Ca c’est la Bible de l’ancien testament, sans Jésus. Et arrêtez de dire que je résiste à Dieu, ce n’est pas le cas ! Dieu me justifie par sa grâce (cadeau), il m’aime depuis toujours parce qu’il m’a créé. La grâce de Dieu n’est une échelle qui monte des ténèbres pour accéder à Dieu et sur laquelle on trébuche invariablement.

Dieu connaît mon cœur, même ce que je suis incapable d’exprimer. Je ne veux plus jamais entendre déclarer de telles choses sur ma vie. J’ai enfin compris, ce jour, les deux prophéties où Dieu m’a dit que je suis pure (et cela malgré mes erreurs de vie passées et récentes). C’est justement parce que je veux tellement lui plaire que je me trouve indigne à chaque micro doute… même si je réalise maintenant que c’est un mensonge. Mes doutes sont ceux de Pascal (le philosophe, pas le grand frère) ! J’ai une sainte crainte de Dieu. Il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus. Dieu m’a dit qu’il était fier de moi, qu’Il me voyait belle. Ca n’est pas soumis à un « si tu me suis à 100% un jour ». C’est comme ça qu’il me voit maintenant. Il aime mon caractère entier, ma « résistance armée » face à la religiosité. Dieu m’a toujours dit vouloir respecter mon rythme, et il le fait. Je refuse d’être soumise au rythme des autres. Chacun son chemin. Dieu n’attend pas de moi de suivre des règles, de renoncer. Tout ce que Dieu a affirmé sur ma vie n’est pas soumis à réserve ou à « si tu rentres dans ses plans » (mais attention à ne pas échouer hein, parce qu’autrement pouf, plus de bénédictions). Ce ne sont pas des promesses, ce sont des vérités. Au travers de la prophétie, Dieu m’a dit que j’appartenais à son église. Il connait tellement mes doutes qu’il a senti la nécessité de me le redire en plus de ce qu’il a mis dans la bible. Je le redis, Dieu, en toute connaissance de mes pensées intimes, est fier de moi et me trouve pure. Dieu m’a donné mon nom et je suis une femme forte de Dieu (au passé, présent et futur). Dieu ne revient pas sur sa parole. 

Depuis la création du monde, des hommes posent des questions à Dieu, alors mes questions ne me séparent pas de Dieu. Je ne laisserai plus personne se positionner en juge de mon niveau de foi vis à vis de Dieu. Dans ma relation avec Dieu, il s’agit désormais de réconcilier les intuitions de mon cœur et ses vérités bibliques. Certaines de ces intuitions seront démenties mais d’autres pourront enfin se fonder sur le roc. La seule chose que je dois faire, c’est ne plus fonctionner selon mes sens, ou les connaissances de mon éducation. Et c’est comme cela uniquement, avec une nouvelle intelligence, que je vais avancer avec Dieu. C’est comme cela qu’il va me façonner. C’est cette nouvelle intelligence qui va m’amener à connaître le cœur de Dieu. Notre seule réponse possible à la grâce de Dieu c’est la reconnaissance, et de lui donner le meilleur de nous, nous les êtres faillibles. Tout le reste c’est la loi, c’est religieux. Ce n’est pas la loi qui fait mourir les choses mauvaises en nous. On est tous merdiques mais on est tous rendus parfaits par l’amour de Dieu. En nous le péché abonde mais la grâce surabonde.

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